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Le Petit-Mont-Louis de Jean-Jacques Rousseau à Montmorency, gravure d'après Lameau- 19e siècle- Musée Jean-Jacques Rousseau- Montmorency
La partie d'échecs entre Rousseau et le prince de Conti dans le Donjon.Gravure d'après M. Leloir, édition des Confessions, 1889.Musée Jean-Jacques Rousseau- Montmorency
Aménagement du cabinet de verdure dans le jardin du Mont-Louis.Gravure d'après M. Leloir, édition des Confessions, 1889.Musée Jean-Jacques Rousseau- Montmorency
Maurice Quentin de La Tour apportant son portait au philosophe.Gravure d'après M. Leloir, édition des Confessions, 1889.Musée Jean-Jacques Rousseau- Montmorency

Le petit Mont-Louis

Le domaine du Mont-Louis appartient à Jacques Joseph Mathas, procureur fiscal du prince de Condé. Ayant entendu parler des difficultés que rencontre Jean-Jacques Rousseau pour trouver un nouveau logement après son départ de l’Ermitage, Mathas lui propose d’habiter dans la partie haute de son domaine constituée d’une petite maison et d’une gloriette que Rousseau baptisera « donjon », la partie basse se composant d’un beau jardin d’agrément autour d’une grande bâtisse et de ses dépendances.

Le philosophe et sa compagne Thérèse Levasseur s’installent au « petit Mont-Louis » le 15 décembre 1757 pour un modeste loyer.

A son arrivée, Rousseau achète de quoi meubler son logis. En 1758, se sentant très affaibli, il fait établir par un notaire un inventaire détaillé de ses biens afin de les léguer à Thérèse au cas où il décèderait. L’année suivante, Mathas « qui était le meilleur homme du monde » fait entreprendre la rénovation du petit Mont-Louis alors en très mauvais état. Il met ses ouvriers à la disposition de son hôte qui prend la direction des travaux : le jardin est doté d’une table et de bancs qu’entourent des plates bandes de verdure, une porte vitrée ainsi qu’une cheminée sont installées au « donjon », l’unique pièce du premier étage de la maison se transforme en un « appartement complet, composé d’une chambre, d’une antichambre et d’une garde-robe. »

Après la condamnation de Rousseau et son départ en juin 1762, Thérèse vend le mobilier de la maison, à l’exception de la cheminée « à la prussienne » achetée d’occasion en 1759 et qui se trouve alors dans le « donjon ».

Jacques-Joseph Mathas décède en décembre 1762. Le domaine reste un temps dans sa famille puis il est vendu à divers propriétaires.

En 1865, le domaine est divisé en cinq lots. Louis Joseph Désiré Boniface (1800-1895), rédacteur du journal Le Constitutionnel, acquiert deux lots englobant la maison de Rousseau et son « donjon » et entreprend tout aussitôt des travaux d’agrandissement du petit Mont-Louis.

La ville de Montmorency achète la propriété en 1947 et le ville de Genève participe à la restauration du lieu. Propriété de la ville depuis 1878, des meubles de l’Ermitage, longtemps réputés avoir appartenu au philosophe, sont installés au petit Mont-Louis en 1951.

Ce mobilier est complété par des achats réalisés  selon les indications de l’inventaire de 1758.

Le musée au Mont-Louis est inauguré en 1952. La maison et le jardin sont classés Monuments historiques en 1982 et reçoit le label Maison des Illustres en 2011.

 

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