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Jean-Jacques Rousseau, estampe de Martin d'après Ramsay. Musée Jean-Jacques Rousseau-Montmorency.

Rousseau, Calvin, Genève

Le musée Jean-Jacques Rousseau participe à l’exposition Rousseau, Calvin, Genève présentée au musée Calvin de Noyon, du 19 mai au 16 septembre 2012.

Cette exposition est organisée par la Ville de Noyon, sous le commissariat de Benjamin Findinier, directeur des musées de Noyon, et de Jacques Berchtold, professeur de littérature française à la Sorbonne.

Rousseau et Calvin ont tous les deux vécu dans l’Oise : Calvin est né à Noyon en 1509, et Rousseau est décédé à Ermenonville en 1778. Ils ont tous deux également vécu à Genève : Calvin y est mort en 1564, Rousseau est né en 1712 dans la République protestante.

Les questions de religion étaient d’une importance capitale pour le réformateur et pour le philosophe, qui après avoir abjuré sa religion en 1728 la reprend en 1756.

Les œuvres présentées sont principalement issues des collections de la Société de l’Histoire du Protestantisme Français-musée Jean Calvin de Noyon et de la Bibliothèques de Genève.

Les trois estampes prêtées par le musée Jean-Jacques Rousseau de Montmorency sont des portraits de Rousseau sur lesquels figure la devise du philosophe « Vitam Impendere Vero » (Consacrer sa vie à la vérité). « Quand M. de la Tour a voulu faire graver mon portrait, je m’y suis opposé ; j’y consens maintenant, si vous le jugez à propos ; pourvu qu’au lieu de mon nom, l’on y mette que ma devise, ce sera désormais assez me nommer ». (Lettre de Rousseau à la Maréchale de Luxembourg du 21 juillet 1762)

  • La première estampe a été gravée par Claude-Antoine Littret d’après le pastel de Maurice Quentin de La Tour Jean-Jacques Rousseau Citoyen de Genève, présenté au Salon de 1753 et sur lequel Rousseau est en habit à la française et en perruque.
  • La seconde, par Louis-Jacques Cathelin, présente une variante dans la transcription du La Tour : Rousseau n’est plus vêtu à la française mais avec une toque de fourrure et un manteau à col, qu’il avait commandés à un tailleur arménien lors de son séjour à Montmorency mais qu’il n’a commencé à porter qu’en Suisse, après la condamnation d’Emile. Rousseau indique en effet dans une lettre du 21 août 1763 : « Si au lieu d’être en habit à la française, j’eusse été peint en habit arménien et en bonnet fourré tel que je le porte aujourd’hui, le portrait eut eu bien meilleur grâce, car cet habillement me va beaucoup mieux ».
  • Enfin, la dernière estampe, par David Martin, reprend le tableau d’Allan Ramsay peint en Angleterre en 1766 et commandé par le philosophe David Hume. Rousseau y porte son habit arménien mais n’apprécie pas le tableau et ne s’y reconnaît pas.

Pour découvrir la page consacrée à cette exposition sur le site de la Ville de Noyon, cliquez ici.

L’exposition est accompagnée d’un catalogue publié par le musée Jean Calvin.

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