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Julien Ponsin, Roseraie à Montmorency, 1913, Musée Jean-Jacques Rousseau - Montmorency

Paysages de Montmorency, de Ponsin à Bloch

Du 01 juin au 30 septembre 2018

La collection d’arts graphiques du musée Jean-Jacques Rousseau comporte un grand nombre de vues de Montmorency et de ses environs dont certaines n’ont jamais été exposées. Un travail de recherche précis et minutieux a permis de redécouvrir ces œuvres et d’identifier les artistes et les lieux représentés.

À partir de la première moitié du XIXe siècle, la pratique du dessin en plein air, qui doit beaucoup à la diffusion des idées rousseauistes, se développe considérablement. De nombreux artistes choisissent de dessiner et de peindre « sur le motif ». Certaines de ces œuvres sont ensuite reprises en atelier. La vallée de Montmorency est un endroit privilégié pour les artistes : proche de Paris et de la nature, chargée d’histoire et bien préservée, elle est un lieu propice à l’inspiration.

Au XIXe siècle, la peinture de paysage devient un thème majeur. Les peintres de l’école de Barbizon d’abord, puis Corot, influencent des générations d’artistes et les encouragent à pratiquer le dessin « sur nature ». À la même époque, le travail mené par Isidore Taylor dit le baron Taylor, assisté de personnalités illustres telles que Charles Nodier ou Alphonse de Cailleux permet une redécouverte du patrimoine français à travers les Voyages pittoresques et romantiques dans l’ancienne France dont la publication s’étale entre 1820 et 1870. La ville de Montmorency est célébrée par Amédée Achard dans Les Environs de Paris, ouvrage publié sous la direction de Charles Nodier et Louis Lurine en 1844, et par Julien Lemer dans La Vallée de Montmorency en 1847.

Les représentations de Montmorency aux XIXe et XXe siècles montrent bien l’évolution et les transformations qui touchent la ville à cette époque. Des scènes pittoresques aux vues d’architecture, les artistes abordent différents aspects du paysage. Cette exposition organisée par le musée Jean-Jacques Rousseau est l’occasion d’apprécier l’évolution des paysages de Montmorency et de valoriser leurs représentations par des artistes locaux.

Des personnalités artistiques connues viennent à Montmorency pour dessiner, telles que Camille Pissarro (1830-1903) ou Henri Boulage (1899-après 1940)… Les artistes montmorencéens ne sont pas en reste. Sur trois générations successives les Ponsin ont été architectes : Alphonse, le père (1814-1893), architecte officiel de la ville, dont la maison rue Grétry est devenue le bâtiment des services techniques, Julien le fils (1846-1914), également premier conservateur du musée Jean-Jacques Rousseau, Louis le petit-fils (1877-1944). Tous trois ont beaucoup représenté la ville, au crayon ou à l’aquarelle, dans sa réalité topographique, en reconstitution graphique de l’architecture disparue, en prospective pour des projets, réalisés ou non.

Plus récemment, au milieu du 20e siècle, Raymond-René Bloch (1914-2001), lui aussi au sein d’une famille fortement liée à la peinture et au graphisme, s’est attachée à représenter les lieux de Montmorency, sujets aux modifications et modernisations du paysage urbain.

Ce sont ces artistes que le musée souhaite aujourd’hui mettre en lumière à travers un parcours thématique abordant différents lieux emblématiques de la ville : bâtiments religieux et militaires, parcs et jardins, évolution des rues et transformations « modernes ».

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