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L'Olympiade de Pergolese copiée par Jean-Jacques Rousseau- Photo Bibliothèque nationale de France. Musée Jean-Jacques Rousseau- Montmorency

L'Olympiade de Pergolèse copiée par Jean-Jacques Rousseau

Giovanni Battista PERGOLESI, compositeur - Pietro METASTASIO, librettiste - Jean-Jacques ROUSSEAU, copiste

22 août 1777 - Partition musicale manuscrite à l'encre noire et rouge de 256 p. copiée par J.-J. Rousseau, numérotée E 63 - Reliure verte au format italien - 21 x 27 4,5 cm - Manuscrit accompagné d'une observation manuscrite et d'une lettre à M. Préaudeau

MJJR, inv. IR.2002.452.1

Pergolèse (1710-1736) compte parmi les grands maîtres italiens dont l'œuvre influencera profondément le goût et la théorie musicale de Rousseau. Ce musicien de génie disparu très jeune, a produit une œuvre peu abondante et peu diffusée qui, dès sa mort, connaît un très grand succès. Elle se divise en deux genres : l'opéra-bouffe et l'"opera seria" (opéra sérieux) auquel se rattache l’Olympiade. Rousseau considère celle-ci comme "la plus belle chose qu'il connaisse" et "la copie pour qui veut l'avoir" (Journal de François de Chambrier, 29 décembre 1773). La copie de musique est d'abord pour Rousseau un moyen d'apprendre, mais à partir de 1731, elle devient aussi le gagne-pain qui assure son indépendance : "Il faut avouer que j’ai choisi là dans la suite le métier du monde auquel j’étais le moins propre. Non que ma note ne fut belle, et que je ne copiasse fort nettement ; mais l’ennui d’un long travail me donne des distractions si grandes que je passe plus de temps à gratter qu’à noter, et que si je n’apporte la plus grande attention à  collationner mes parties, elles font toujours manquer l’exécution. […] Depuis lors mes finances ont souvent été fort courtes, mais jamais assez pour être obligé de jeûner. Je marque cette époque avec un cœur sensible aux soins de la Providence. C’est la dernière fois de ma vie que j’ai senti la misère et la faim" (Confessions, livre 4).

A partir d'avril 1772, Rousseau signe ses copies par ses initiales et les numérote par une combinaison de lettre représentant la centaine, et de chiffres. Cet exemplaire est le cinq cent soixante-troisième et ultime numéro de copie.

Cette copie a la particularité d'avoir été retravaillée par Rousseau qui s'en explique dans la lettre qui l’accompagne.

Vous pouvez consulter l'Olympiade ci-dessous:

La partition est accompagnée d'une Observation de Rousseau visible en cliquant ici et d'une lettre de Rousseau à Préaudeau disponible en cliquant ici

La numérisation de ce manuscrit est le fruit d’une collaboration entre le Musée J.J. Rousseau (Ville de Montmorency) et la Bibliothèque nationale de France et s’inscrit dans le cadre de la célébration du tricentenaire de la naissance de Rousseau.

Pour consulter l'intégralité de l'Olympiade de Pergolèse copiée par Rousseau sur le site de Gallica, cliquez ici

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