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Marie Thérèse Levasseur Veuve de Jean Jacques Rousseau.

Johan Michael BAADER (1736-1792)

Marie Thérèse Levasseur Veuve de Jean Jacques Rousseau.

1791

Aquarelle et pierre noire sur papier

19,9 x 15,5 cm

Inv. 2003.2.329

Portrait de trois-quarts gauche à l’aquarelle, sur dessin sous-jacent au crayon, signé Baader 1791, dans un médaillon de papier ovale contrecollé sur papier vergé à filigrane en fleur de lys.

Marie-Thérèse Levasseur, dite Thérèse, porte une coiffe blanche à deux volants plissés et barbes unies, nouée d'un ruban bleu, blanc, rouge, aux couleurs des cocardes révolutionnaires. On distingue sur le haut du front ses cheveux blancs.

Elle porte une croix dorée, attachée en pendentif par un ruban ou lacet noir, par-dessus un châle blanc recouvrant entièrement ses épaules.

Le fond de la miniature est traité en dégradé gris-bleu à gauche et ombré de brun à droite.

Ce médaillon s'inscrit dans un encadrement, peut-être postérieur, tracé à l’encre sépia, avec des aplats ivoire et beige-rosé à l’aquarelle. L’ensemble est rehaussé par des languettes de papier doré.

Une inscription sur deux lignes, placée dans la partie inférieure de l’encadrement, identifie la veuve du philosophe Jean-Jacques Rousseau (1712-1778), considéré comme un des pères de la Révolution.

Cet exceptionnel portrait de Thérèse (1721-1801), compagne puis femme du philosophe, a vraisemblablement été réalisé d'après nature, alors qu’elle avait soixante-dix ans. A cette époque,  un décret du 21 décembre 1790 de l'Assemblée nationale prévoit qu'il "sera élevé à l'auteur d'"Emile" et du "Contrat social", une statue […]", et que "Marie-Thérèse Le Vasseur, veuve de J.J. Rousseau, sera nourrie aux dépends de l'Etat ; à cet effet il lui sera payé annuellement, des fonds du Trésor national, la somme de douze-cents livres."

Il existe aussi une gravure la représentant en pied de profil, également âgée, d’après Thomas Charles Naudet, gravée par E. Charreyre. 

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