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Discours pour introduire la lecture des Confessions, 1ère page. Musée Jean-Jacques Rousseau-Montmorency.
Discours pour introduire la lecture des Confessions, 2ème page. Musée Jean-Jacques Rousseau-Montmorency.
Discours pour introduire la lecture des Confessions, 3ème page. Musée Jean-Jacques Rousseau-Montmorency.
Discours pour introduire la lecture des Confessions, 4ème page. Musée Jean-Jacques Rousseau-Montmorency.
Discours pour introduire la lecture des Confessions, couverture en papier gaufré. Musée Jean-Jacques Rousseau-Montmorency.

Discours pour introduire la lecture des Confessions

Jean-Jacques Rousseau

Discours pour introduire la lecture des Confessions

Paris, novembre 1770

Inv. IR.2002.494

L'écriture autobiographique de Rousseau prend toute son ampleur pendant les années d'exil en réponse aux attaques dont il est la cible. Le projet de rédaction de ses mémoires remonte néanmoins bien au-delà et se situe entre l'été 1758 et le printemps de 1759 lors de son séjour à Montmorency. L'écrivain s'en explique dans ses Confessions : "Je résolus donc de consacrer mes loisirs à recueillir les lettres et papiers qui pouvaient guider ou réveiller ma mémoire, regrettant fort tout ce que j'avais déchiré, brûlé, perdu jusqu'alors" (livre 10). Le projet prend vraiment forme à partir de 1764. Rousseau qui se livre sans détour, dévoilant au passage la vie de ses contemporains, ne souhaite pas publier le texte avant sa mort : "Mes confessions ne sont point faites pour paraître de mon vivant ni de celui des personnes intéressées" (livre 8).

Pour contrer ses adversaires qui propagent une image dénaturée de lui-même, il se décide cependant à en faire des lectures dans quelques salons parisiens. La première a lieu en novembre ou décembre 1770 chez le marquis de Pezay ; elle aurait duré quatorze à quinze heures, d'après le poète Dorat, sans interruption autre que celle des repas. Pour expliquer sa démarche, Rousseau lit un discours introductif dont le musée conserve le brouillon. Le texte s'adressait initialement à un auditoire masculin. Rousseau le complète par une mise en garde à l'adresse d'un public féminin, qu'il écrit d'une autre encre.

Au verso d'un feuillet, Rousseau rédige le brouillon d'une lettre à Malesherbes. Rousseau y présente ses condoléances à Malesherbes dont la femme vient de se suicider. Ce brouillon de lettre permet de dater le Discours pour introduire la lecture des Confessions.


Pour lire la transciption intégrale de ce brouillon par Bruno Bernardi, philosophe, responsable du Groupe Jean-Jacques Rousseau au CNRS et membre du Comité scientifique du Musée Jean-Jacques Rousseau , cliquez ici.

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